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dimanche 16 octobre 2011

Vivre avec un chaton


(C’est difficile pour une fille de 22 ans qui a des frères allergiques)


Depuis une semaine, je vis avec un chaton. Il est roux, il a six mois, il s’appelle Merlin. Il est infiniment plus chiant et plus adorable que ce à quoi je m’attendais.

Voilà, là, typiquement, le chaton est perché sur ma commode alors que je ne veux pas qu’il aille dans ma chambre, et encore moins sur mes meubles. Après une semaine de batailles farouches – moi poursuivant le chaton à travers tout l’appart en vociférant les injures les plus infâmes – j’ai fini par céder. Pour ma défense, il me regarde avec ses grands yeux de Chat Potté, il mord avec ses petites dents de serpent et il lèche ses petites pattes blanches. #jefonds.

Mais dis-moi, chaton :
  • Tu es un chat. Tu n’es pas censé aimer l’eau. Donc, que vas-tu foutre en permanence dans la baignoire et dans l’évier ?

  • « Chat échaudé craint l’eau froide ». Je te garantis que tu vas trouver ce proverbe très parlant  si tu continues à te balader sur les plaques de cuisson.

  • Je trouve ça très chouette que tu ailles prendre l’air sur le balcon. Tu trouves ça très chouette de ramener des feuilles mortes et de la terre dans ma chambre. Il y a clairement un malentendu.

  • Toi qui perds des poils roux, arrête d’aller sur mon beau lit tout blanc ! Et inutile de te rouler en boule et de fermer les yeux et de ... ! Bon ok, je meurs de cuteness, je vais mettre un couvre-lit.

  • Il va falloir que tu m’expliques d’où vient ton addiction aux yaourts à la vanille et au chocolat. Toi chat, toi manger croquettes.



Pour information, pendant les dix minutes que j’ai passé à rédiger cet article, le chat est venu s’endormir sur mon lit et j’ai passé environ neuf minutes trente à le regarder en faisant « Awwwww ». J’attends de voir sa réaction quand je vais le virer de là pour aller me coucher.

mardi 26 juillet 2011

Good morning sunshine

Depuis que j’ai fait l’acquisition de mon Blackberry, j’ai développé un nouveau petit rituel au réveil : chaque matin, dès que je me lève, j’y jette un œil et je me reconnecte au monde. La grande différence avec mes portables précédents étant que dorénavant, je n’ai plus seulement accès à mes textos mais aussi à mes mails, à Facebook, Twitter et toutes ces indispensables conneries.

Et dans ce que mon Blackberry a à m’annoncer chaque matin, on trouve un peu de tout :

-          D’abord, je reçois tous les matins un « texto biblique ». Citation de je ne sais quel texte religieux, 90% du temps oublié juste après sa lecture, mais qui réserve parfois des surprises. Comme un petit « Déchargez-vous sur Dieu de tous vos soucis » ou un « Tiens bon et soit fort. Il ne te lâchera pas, il ne t’abandonnera pas » un matin où, justement, j’avais envie de mourir ou de tuer quelqu’un. Ou encore mon préféré : « Avec le vin ne fais pas le brave, car le vin a perdu bien des gens », joliment de circonstance un vendredi matin.
-          Ça peut aussi être un message sur Facebook pour organiser la soirée qui vient
-          Ou un petit twit qui me rappelle que deux de mes fidèles correspondantes du bout du monde sont déjà debout depuis 6 bonnes heures
-          Ou un nouvel article sur Microclimats
-          Ou le seul groupe de rock que je suis qui m’informe qu’ils vont encore faire un concert, mais encore à une date qui ne m’arrange pas du tout
-          Ou mon site de fanfictions qui m’informe qu’un de mes auteurs préférés a écrit un nouveau chapitre ou bien, ô joie ô merveille, qu’un de mes lecteurs a bien aimé mes histoires.
-          Ou une collègue au cours de mon dernier stage qui, levée tôt, s’est aperçue que j’avais sérieusement planté un truc et qui faudra penser à arranger ça dès que j’arriverai au Burö.
-          Ou la même fille qui, après ledit stage, me propose de me faire une lettre de recommandation, et puis me demande si pour mes vacances je vais avoir besoin d’un sac à dos parce qu’elle peut m’en prêter un au cas où.
-          Ou un fort charmant jeune homme qui a accepté ma friend request sur Facebook, à ma grande satisfaction. Je pouvais déjà voir ses photos mais tout de même, c’est plus sérieux comme ça.
-          Ou quelqu’un qui a eu un cancer.
-          Ou Amazon, navré de m’apprendre qu’en fait je vais devoir attendre deux semaines de plus pour recevoir mon bouquin qui n’est pas en stock.
-          Ou une nouvelle adepte du Trône de Fer, qui m’écrit offusquée par la scène où *** a *** avec *** et *** les a vus.
-          Ou une nouvelle promo sur Voyage-Sncf.com/Singapour Airlines/Bouygues Telecom
-          Ou un type BASURDE qui veut m’ajouter sur Google +
-          Ou un texto inattendu de quelqu’un qu’on ne croyait pas en France


Bref, mon Blackberry le matin, c’est un peu la boîte de Pandore. Ou comme une boîte de chocolat, pour plagier Forrest Gump. On ne sait jamais sur quoi on va tomber.

mardi 31 mai 2011

Mr. Darcy

Ou l’Amour vu par Jane Austen.


Je viens de finir, avec Mansfield Park, de regarder les six films inspirés des romans de Jane Austen. 
Pardon : des romans de la Grande Prêtresse Intersidérale du Romantisme en Robes Empire.

Et, comme à chaque fois que je regarde l’un de ces films, j’en sors hébétée, un peu incrédule en surface, mais dans le fond profondément convaincu qu’un prince charmant sur son cheval blanc m’attend au coin de la rue. C’est l’effet Mr. Darcy.


(oui, bien sûr que j’ai un dossier « Darcy » sur mon ordinateur)

Effet Darcy, Willoughby, Edmund ou Frederick Wentworth : le concept reste le même, celui d’un jeune homme tombant passionnément amoureux d’une jeune fille dans la bonne société anglaise du XIXème siècle. Un scénario qui, a priori, ne casserait pas trois pattes à un canard – d’autant plus que c’est six fois la même chose. Sauf que, magie de Jane Austen et effet Mr. Darcy, on ne s’en lasse pas.

Deux cents ans plus tard, plus personne n’oserait imaginer et écrire une histoire où un homme tombe amoureux d’une femme après l’avoir simplement côtoyée pendant quelques semaines. Sans jamais l’embrasser, sans jamais la voir autrement vêtue qu’avec la plus stricte modestie (clairement, on ne fait pas plus informe qu’une robe Empire). Sans que la jeune fille se distingue par une beauté époustouflante, une fortune remarquable ou un talent de séduction particulier. Ne parlons pas des bals, où les danseurs se tiennent à peu près à la même distance que des collégiens pendant un slow.

Simplement en vivant à ses côtés, en lui parlant, en croisant son regard, tomber amoureux comme jamais, en perdre la raison, être prêt à tout quitter pour l’épouser. Trouver assez de perfection dans la personnalité de l’autre pour vouloir vivre à ses côtés jusqu’à la fin de ses jours (au fin fond de la campagne anglaise, qui plus est).

Hallucinant. Basurde. Improbable. Ridicule. Délirant. Nonsense.
Jane, dans quel monde vis-tu ?!

Je peux venir ?

mercredi 13 avril 2011

Worst date ever

Imaginez le pire rendez-vous de la terre. Celui qui aurait presque bien se passer correctement à quelques détails près, mais où décidément non, rien ne va. Lui enchaîne gaffe sur gaffe. Vous, vous vous demandez avec stupeur ce que vous êtes venue faire dans cette galère.

Voilà, c’est à peu près ce que j’ai vécu tout à l’heure.

  • Pourtant ça commençait bien, il m’avait prévu une surprise. Rendez-vous près d’un théâtre à 19h45. Je me retiens de regarder la programmation dudit théâtre, pour ne pas gâcher la surprise. 
+ 100 points (sur un capital à peu près nul à la base).

  • Le soir dit, je le retrouve. Qui n’avait pas pris la peine de mettre ses lentilles et donc gardait ses – affreuses – lunettes. Bon, soit. Je remarque que son récent week-end au soleil lui a fait prendre des coups de soleil. « C’est vrai que toi, t’es blanche comme de la mozzarelle ».
- 20 points.

  • Finalement au lieu du théâtre, il m’emmène vers un musée. Bon. Voir une expo. Ok. Sauf que je l’ai déjà vue la semaine dernière, et je ne peux pas m’empêcher de le lui signaler. Du coup il se demande où on pourrait aller à la place. Preuve que, à part voir cette expo – une bonne idée en soi – et rentrer chez lui faire du tricot, il n’avait pas prévu grand-chose. Why not, mais dans l’absolu prévoir de prendre un verre ou de dîner après l’expo aurait pu être intéressant.
- 10 points.

  • Il se décide finalement à m’emmener dans un restaurant japonais à quelques stations de là. Idée sympa dans l’absolu ... Sauf quand on arrive devant l’endroit. Je n’ai JAMAIS vu de restaurant plus miteux : pas d’abat-jour à certaines lampes du plafond, une mauvaise odeur qui traîne, la vaisselle mal lavée. Les plats dans le même esprit. Mais ça n’avait pas du tout l’air de le déranger.
- 30 points

  • Conversation sur ce que je suis allée faire ce week-end. Je suis allée me balader et j’ai vu une expo (encore une), sur un genre de peinture anglais que j’aime énormément. J’ai à peine le temps de donner le titre de l’expo que : « Ah, je déteste ça ! C’est vraiment nul, c’est cucul la praline, j’aime pas du tout ».
- 10 points.

  • Il préfère les chiens aux chats.
- 5 points.

  • Je porte un vernis un peu exotique dans les teintes orange. « Tiens, tu devrais essayer de mettre du jaune » (déjà, un mec qui parle de vernis c’est louche). « Oui, mais le jaune va mal aux blondes » , dis-je. Ce qui ne le décourage pas : « Ah, mais en revanche la lingerie noire ça va vachement bien aux blondes ». Ok.

  • Et puis bref, morceaux choisis :

- « Je fais quasiment pas de sport ». « Ah c’est dommage, parce que t’es très bien foutue mais quand même si tu faisais du sport tu serais mieux ». Ok.
- Me proposer de boire quelque chose d’autre que de l’eau ? Me demander si je veux un dessert ou un café ? Non, tout de même pas.
- En revanche me demander de payer ma part, ça n’a pas loupé.
- Sortie du restaurant (enfin) vers 21h. Je lui laisse encore une chance : « Bon, où est-ce qu’on va maintenant ? ». « Eh ben je crois qu’on va au métro ! ».

- 150 points.

Inconscience ? Sabotage ? La suite au prochain numéro !

Le monde est cheap et chiant

Le monde n’est plus ce qu’il était.

Scarlett et moi débattions l’autre jour d’une scène frappante de la série Mad Men : la parfaite petite famille américaine des années soixante fait un pique-nique à la campagne. Tout se passe très bien, l’après-midi est délicieuse, les enfants s’amusent. Vient le moment de partir : Mme Parfaite, dans son adorable robe à fleurs, secoue la nappe un grand coup, la plie, et tout le monde s’en va en sifflotant.

EN LAISSANT TOUS LEURS DECHETS SUR L’HERBE !! Ô scandale ! Ô stupeur ! Ô infamie !

Une scène impensable dans le credo actuel du politico-écologico-socialo-religioso-chianto-correct. Vous connaissez les fameux commandements : tu recycleras tes journaux, tu mangeras du chocolat équitable – mais parce qu’il est bon et pas pour aider les Africains, sinon tu risquerais d’être raciste, tu n’auras pas de grosse vilaine voiture polluante (d’ailleurs tu ne prendras pas la voiture), tu prendras encore moins l’avion, tu ne mangeras pas de thon rouge, tu ne pêcheras pas d’oursin, tu n’auras pas la moindre phrase déplacée qui risquerait de vexer un vieux yéti à Pétaouchnock, d’ailleurs tu ne diras pas « vieux » mais « d’âge mature », au final tu ne diras plus rien d’intéressant mais en tout cas tu seras poli.

Récemment, les couloirs du métro parisien ont été envahis par cette horreur.



Tu ne chercheras plus à être cultivé parce que ça risquerait d’oppresser le tiers état qui ne l’est pas. Tu tomberas gaiement dans la vulgarité, les présentateurs idiots, les émissions creuses et abrutissantes. Tu ne sora plue aicrir mai C pa grav (menge D fruie, lé fruie Cé trau bons).

Non mais sérieusement, pourquoi nous imposer une chose pareille ? Je suis écœurée de voir que, sous prétexte que certaines grosses comédies potaches sans la moindre finesse « plaisent au public » (et font rentrer de l’argent), elles finissent par envahir les écrans et nivellent par le bas le niveau général. Si on martèle l’esprit des gens à coups de Camping 2, de Big Mamma 3 et autres bouses, pas étonnant que les cerveaux s’habituent à ce niveau zéro de l’intellect et finissent par en redemander. C’est affligeant de voir cette décadence encouragée. Ce n’est pas parce que les gens n’ont pas les moyens d’aller tous les soirs à l’opéra que la seule alternative doit être de se planter niaisement devant Danse avec les Stars ou la Roue de la Fortune. Je ne dis pas non plus qu’aller tous les soirs à l’opéra doit être la norme (sincèrement, ça serait vite chiant tout de même). Mais j’ai tout de même la ferme impression que, en tout cas à l’époque de Mad Men, il y avait un juste milieu.

Au secours. Rendez-nous du contenu.

vendredi 25 février 2011

De la valeur d'une dispute

Je déteste me disputer avec les gens. Et j’évite les disputes au maximum.



Il y a à cela plusieurs raisons :

- D’abord, comme je suis à la base convaincue d’avoir raison, je n’ai pas du tout envie qu’on me démontre que j’ai tort et de finir par avoir le dessous. Donc, au cas où, évitons le débat.

- Une autre raison, bien plus majeure celle-là, est mon obsession de la mort et de la disparition. Quand je quitte quelqu’un, j’ai toujours au fond de mon esprit une petite voix qui me rappelle que cette personne va peut-être se faire renverser par une voiture dans dix minutes, mourir, et que je ne la reverrai jamais. Ou alors juste partir et disparaître pendant six mois au bout du monde, mais six mois ça reste long, et le bout du monde ça reste loin. Du coup, je ne supporte pas l’idée de quitter quelqu’un en étant fâchés. On ne sait jamais ce qui peut arriver donc, au cas où, évitons l’animosité.

- Pour être plus honnête, je devrais plutôt reconnaître que ma raison première est que j’ai besoin d’être perçue comme une fille sympa, pas chiante, qui ne va pas emmerder les gens en mettant sur le tapis des questions potentiellement sources d’engueulades. Plutôt que de passer pour quelqu’un de relou, je préfère garder mes idées pour moi et ne pas trop contredire mon entourage. Tu parles, je souris (© PP.).

- Et puis de toute façon, les sujets de dispute sont globalement toujours d’une trivialité aberrante (cuissons des pâtes, élections régionales, etc.), d’où leur inutilité et leur ridicule à mes yeux. D’ailleurs après une dispute, on est censé prendre un air incompris et blasé devant tant d’ingratitude de la race humaine. Mais comme je repense toujours à l’absurdité de la dispute, je n’arrive jamais à garder mon sérieux et j’éclate de rire au bout de 2 minutes, ce qui nuit beaucoup à ma crédibilité.


Mais peut-être que j’ai tort. Peut-être – sans doute – qu’une dispute, c’est parfois vraiment nécessaire. Peut-être que c’est vraiment important de dire ce qu’on a à dire, d’exprimer ce qu’on a sur le cœur, ce qui compte véritablement. Peut-être que ça vaut nettement mieux, au final, que de tout garder pour soi et de finir par imploser à force de non-dits sacrifiés au sacro-saint arrangement. Peut-être que ça n’a rien de ridicule, et que c’est moi qui suis sotte de ne pas voir la vraie valeur de ce dont on est en train de débattre.

J’ai toujours été en faveur du « compromis à tout prix – et d’ailleurs ça n’est pas si grave, ça n’en vaut pas la peine ». Pourtant, Dieu sait s’il y a quelques personnes à qui j’aimerais tant dire mes quatre vérités agrémentées d’une bonne baffe, quitte à me prendre la pareille en retour et casser beaucoup de porcelaine mais, merde à la fin ! que ce soit dit, que ce soit fait.


Il va falloir que je médite là-dessus à l’avenir. Pourtant, même si je commence à comprendre le bien-fondé de la dispute, il y a tout de même une chose dont je reste convaincue.
(Et là, d’ailleurs, j’ai presque envie de préciser que ce n’est qu’une conviction personnelle juste un avis on peut en parler si vous voulez si vous êtes pas d’accord c’est pas grave je deviendrai d’accord avec vous. Mais merde à la fin).


Il y a, disais-je, une chose dont je reste convaincue. C’est que rester fâché avec quelqu’un, y a rien de plus con. Ça ne sert à rien, ça n’est jamais une solution intelligente, ça n’en vaut que très rarement la peine et globalement on ne sait jamais, la personne (ou nous-mêmes) va peut-être mourir/disparaître incessamment, donc merde à la fin, arrêtons nos conneries. Ah, mais.

lundi 7 février 2011

Qu’est-ce qui rend les gens beaux ?

Quelques verres de Côte du Rhône plus tard, j’ai étrangement très envie d’écrire. Mes doigts ont en revanche un peu de mal avec le clavier, vous n’avez pas idée du nombre de fautes de frappe que je suis en train de faire. Enfin bref, il y a un article qui me trotte dans la tête depuis trois jours, et du coup voilà.

Qu’est-ce qui fait que l’on décrète qu’une personne est belle ou non ?

Cette question me vient de mon côté écrivain. Comment faire comprendre au lecteur à quel point tel personnage est magnifique ? Dire qu’il est grand, fort, qu’il a les yeux bleus et les cheveux sombre, qu’elle est vraiment bien foutue (pute), que toutes les têtes se tournent vers eux, ça ne suffit pas. Ça ne permet pas de les visualiser. Adopter le langage classique de La Princesse de Clèves ou de Jane Austen, expliquer qu’ils sont « admirablement bien faits », « parfaits pour l’esprit et pour le corps », « de bonne mine », « un chef d’œuvre de la nature », « d’une valeur incomparable et d’un agrément jamais vu », ou encore que « tous ses traits étaient réguliers, et son visage et sa personne étaient plein de grâce et de charmes », je ne sais pas pour vous, mais ça ne m’évoque rien de précis.

Qu’est-ce que ça veut dire, finalement, d’avoir des traits réguliers, ou des traits fins, ou un visage harmonieux, ou une allure gracieuse ? Concrètement, comment est-ce que ça se traduit ? Est-ce que la beauté ne va pas plus loin ?
[Note pour Scarlett : non non, je ne suis pas en train de dériver sur le concept de la beauté non-classique et non-canonique, non non, je nie en bloc de champagne.]

vendredi 21 janvier 2011

Visages

Notons, pour être honnête, que cet article est (presque) essentiellement écrit dans le but que le précédent ne soit plus visible aussi immédiatement.


Ma considération du jour est que les filles sont en couleurs et les garçons en noir et blanc. Ou en sépia, à la rigueur.

Postulat : considérons une fille un minimum maquillée (ou naturellement sublime – pute), et un garçon qui, pour la commodité de la démonstration, d’abstiendra d’avoir des yeux bleus de fou furieux. Conclusion : tâchez pour cinq minutes d’oublier Jared Leto.

Quand on regarde le visage d’une fille, c’est toujours un peu une œuvre d’art. Il y a des formes, des contrastes, et surtout des couleurs : rose blush, bleu, brun fard à paupières, vert yeux, or cheveux, argent, rouge gros Dior qui tache ... (Notez que les options rouge cheveux, brun yeux, bleu mascara etc. sont également tout à fait recevables). C’est fascinant à regarder. Pour peu qu’on y rajoute des parillettes sur la robe, du jaune sur les ongles ou du brillant autour du cou ... ça devient fabuleux.

À côté de ça, le garçon sera beaucoup plus monochrome. La couleur du teint se fond plus ou moins avec celle des cheveux, et c’est à peine si les yeux ressortent (sauf exception, cf. postulat). Je remarque ça sans aucun jugement esthétique, bien sûr. Je m’étonne juste.


Manifestement, la personne qui a créé la fille et le garçon n’a pas du tout conçu les choses de la même manière que celui qui a créé Monsieur Paon et Madame Paon.

vendredi 26 novembre 2010

Choppo ergo sum

Les mecs de mon lycée ont dû me ranger dans la catégorie « Sans intérêt » dès la 6ème et jusqu’à la fin de la prépa – en tout cas, aucun ne m’a accordé beaucoup d’attention. Moi, pas rancunière, je suis tombée follement amoureuse de quelques uns d’entre eux au fil des ans, que j’ai passé des mois à dévorer du regard sans jamais oser les approcher sérieusement.

Fru- fru- frustration ...


Puis, par un beau jour de fin d’été, vint la rentrée à HEC. Le WEI, etc., on connaît la suite.

lundi 8 novembre 2010

La phrase glamour du mois

"Mettez un string jetable, allongez-vous sur le ventre et écartez un peu les jambes".

Sous-entendu implicite : "je vais vous enduire d'huile pendant quarante-cinq minutes".


Troublant.
J'ai rarement vu quarante-cinq minutes passer si vite.
Je recommande particulièrement le massage des mains et de la voûte plantaire.

mardi 28 septembre 2010

Mes nouveaux amis

Ennemi n°1 : aller au restaurant pour retrouver cet(te) ami(e) perdu(e) de vue depuis tellement longtemps (genre une semaine au moins), et que ça va être monstre cool de retrouver pour ragoter pendant trois heures ... mais se rendre compte que le compte en banque crie famine. Devoir se rabattre sur la maigre pizza tomates-et-c’est-tout ou la plus petite portion de riz (nature, et même pas cantonais). Ou bien craquer pour le luxueux canard laqué, mais se condamner du même coup à renoncer à ce bel ensemble Princesse Tam-Tam, ce deuxième cocktail entre copines ou cette indispensable paire de bottines fourrées.

Ami n°1 : www.lafourchette.com (merci Shaolin). Ce site merveilleux qui nous a permis de nous régaler de bonne grosse viande, risotto, haricots verts et sorbets pour le dessert, le tout pour une addition ridiculement légère. Merci les 50% de réduction. Merci, chère fourchette.

Ennemi n°2 : profiter d’un soir où on sort tôt du boulot pour s’offrir une virée shopping ... mais, après avoir fait le tour de vingt boutiques et perdu trois heures, se rendre compte que toutes les adorables fringues qu’on avait repéré dans Glamour brillent par leur absence dans les vitrines. Avoir envie d’assassiner toutes les mégères blondasses qui se plantent par douzaines devant nous dans la queue pour les cabines d’essayage. Râler, craquer pour une paire de chaussettes qu’on ne mettra même pas, et rentrer chez soi en ayant férocement l’impression de s’être fait avoir.

Ami n°2 : http://www.zara.com/. Ce site merveilleux qui ne va pas tarder à me permettre de claquer allègrement toute ma fortune (économisée grâce à la Fourchette, voir plus haut) dans une paire de bottines fourrées ou une jupe mettable malgré le froid qui règne en Sibérie à Paris. Je vais même pouvoir assouvir ma nouvelle passion pour les capes à carreaux et recevoir plein de paquets cadeaux chez moi (en espérant que j’ai calculé la bonne taille). Merci la livraison à domicile. Merci Zara.

(Oui donc ce soir je suis en mode pub, mais avouez que ça vaut le coup)
(Cet article serait ravi d’avoir plein de bons plans en guise de commentaires)

jeudi 23 septembre 2010

Orgie

J’entre dans la demeure. Une fois de plus.

Certains pourront penser que c’est un peu choquant, et même dérangeant, de retourner si souvent dans un endroit pareil. Ça n’est pas raisonnable ; si ça se savait ...
Mais je n’y peux rien : cet endroit m’attire, il me fascine. Je le repère de loin dans la rue, il est immanquable, et je regarde tous ces gens qui passent devant en essayant de ne pas trop regarder les vitrines pour ne pas se laisser tenter. Moi, au contraire, ça fait longtemps que j’ai arrêté de résister. Alors tant pis pour ce qu’on en pensera : j’entre.

A l’intérieur, c’est un paradis. Je reçois des saluts, des sourires, je me laisse séduire en frissonnant. Le seul fait d’être ici m’excite. Cet endroit est celui où je sais que tous mes désirs vont être comblés – même les plus exotiques ! À chaque étage je trouve des plaisirs différents, toujours plus intenses à mesure que je monte vers le ciel ... Il y a par exemple ce recoin à l’abri des regards où je file en premier, là où je suis sûre de trouver mon bonheur même si les alentours sont un peu modestes. Déjà, je tombe en extase, incapable de retenir le sourire qui me vient irrésistiblement aux lèvres. Des gens me surprennent ou me regardent du coin de l’œil ... Je dois les surprendre, les choquer peut-être. Tant pis. Je n’ai aucune intention de gâcher mon plaisir à cause d’eux.

Je me promène dans cette demeure de merveilles, mes yeux s’attardant sans cesse sur un nouvel objet plus alléchant que le précédent. Parfois, l’un d’eux accroche particulièrement mon regard : je m’approche alors, je le contemple, je le caresse légèrement en tentant de deviner ce qu’il essaie encore de me cacher. S’il m’intrigue trop, je m’en empare et je l’emmène avec moi. Un autre me fait de l’œil un peu plus loin ? Aucun problème, plus il y en a et mieux c’est.

Je suis capable de dépenser une fortune pour eux, pour le plaisir qu’ils m’offrent. Chaque fois que je viens là-bas, je suis partagée entre l’exaltation et la frustration de ne pas pouvoir en profiter encore davantage. Alors chaque fois, je me promets de revenir bientôt, peu importe ce qu’il m’en coûtera.

Quand je ressors je suis encore tout éblouie, et les gens qui me croisent s’interrogent sur mon regard fiévreux et mes mains tremblantes. Je suis encore ailleurs, dans cet autre monde aux mille délices. Et puis lentement, peu à peu, le rêve s’estompe en ne me laissant que quelques souvenirs exquis.


Putain, j’adore la Fnac.

mercredi 25 août 2010

Avoir envie d’écrire

Ecrire, c’est toute ma vie. Ça fait déjà de longues années que ça dure : des histoires trottent dans ma tête depuis bien longtemps, et j’ai commencé à prendre la plume pour de bon autour de mes 14 ans. Les premiers textes, franchement, c’était gentiment niais et plutôt mauvais ! Toujours assez drôle à relire quelques années plus tard ... Figurez-vous qu’à 14 ans, on a furieusement tendance à écrire comme une minette de 14 ans : des histoires d’amour à l’eau de rose entre une fille merveilleuse (idéalisation de l’auteur, évidemment) et un garçon parfait.

J’ai un peu changé de style, depuis – enfin j’espère. Mais il y a une chose qui demeure depuis tout ce temps : j’adore écrire. J’adore inventer des histoires, créer des personnages, les installer dans des décors de fou. Plus que tout, j’adore ces nuits passées sur mon clavier à sentir l’inspiration venir tellement vite que les idées se bousculent dans ma tête et que mes doigts (pourtant bien entraînés) n’arrivent pas à suivre pour taper tout ça assez vite. Un des sentiments les plus exaltants que je connaisse ! On en sort épuisée, ravie, fière et étonnée que ça soit arrivé. On rejette un œil à toutes ces notes un peu plus tard, et on s’émerveille que ces idées trop chouettes aient daigné passer par notre cerveau.

Autre chose : vous l’avez peut-être remarqué même dans les articles que j’écris ici, mais je n’arrive jamais vraiment à y dire quelque chose. À faire passer un message précis. En revanche, j’adore parler d’un sujet pendant des kilomètres de lignes. Les messages me laissent parfois de marbre, mais les mots ... Les mots sont merveilleux, de vrais bonbons pour une plume. Il y en a pour lesquels j’ai une affection toute particulière : alcôve, par exemple (et beaucoup de mots avec un accent circonflexe, d’ailleurs). Il faut le déguster, le faire durer, le prononcer en imaginant ce petit nid de soie et de taffetas rose ou bleu pâle blotti au creux d’un mur, avec une belle alanguie entre les draps. Alcôve. Ou encore cramoisi, ce mot auquel je ne peux pas penser sans avoir la sensation d’écraser une poignée de framboises. Et puis aussi circonvolutions, qui donne envie de faire du toboggan entre toutes ses courbes. Des mots magiques, je vous dis.

D’où mon adoration pour les histoires qui parlent des lueurs chatoyantes des lustres ou autres joyeusetés, et mon exécration pour tous les véhicules, les attestations, les délais d’ajournement ou je ne sais quoi de ministériel ou de républicain. Franchement, beurk.


Dans le prochain numéro : chanter, c’est toute ma vie.

lundi 16 août 2010

A la dérive

Ces temps-ci, j’ai l’impression que rien ne tourne vraiment comme il faut. C’est une impression confuse qui traîne depuis des mois, allez savoir si ça ne rampait pas déjà avant. Peut-être même – sûrement – que tout ça, ça se passe seulement dans ma tête et que je me fais des idées.

Mais il n’y a plus assez de lumière. Avant on s’éclatait jusque sous la pluie, maintenant on s’ennuie en plein soleil. Les joies sont trop rares, trop brèves, ou pas assez intenses. Ou peut-être qu’elles sont si belles que tout paraît soudain terne en comparaison. De toute façon, tout va trop vite et tout se succède dans un enchaînement vertigineux que je n’arrive plus à ordonner. Tout dérive pêle-mêle dans des torrents de larmes et des éclats de rire. À un moment, j’entends une musique parfaite ou je lis quelques lignes exquises ; une minute plus tard, je lève les yeux pour retrouver ce ciel d’août qui se croit en octobre, ce « ciel bas et lourd qui pèse comme un couvercle », et tout redevient écœurant de déprime. Envolé, le plaisir furtif de l’instant précédent. Oublié.

C’est assommant de ne plus réussir à voir le bon côté des choses, en tout cas plus assez.

Mais d’une certaine manière, ça apprend à profiter infiniment plus de ces moments si précieux où tout va bien tant qu’ils durent, puisqu’ensuite ils ne seront que de lointains souvenirs. Ou pire, une excuse de plus pour se vautrer dans la nostalgie du passé.

Reste à savoir si ma santé mentale va tenir le coup encore longtemps.

jeudi 5 août 2010

Foutu Permis

Qu’est-ce qu’il m’obsède, celui-là. Cinq ans, oui, cinq ans que je suis inscrite dans cette fichue auto-école : un an à travailloter le code sans finalement le passer, deux ans de prépa, six mois pour se remettre au code, six mois de cours de conduite, six mois en Angleterre, un échec au permis, encore des cours, et un deuxième plantage presque plus monumental que le premier.

Morceaux choisis de l’épreuve (passée, donc, il y a une heure et demie) :

Tiens, on est sur la N118.
Je souris. L’examinatrice doit commencer à se poser des questions.
« Mademoiselle, on va prendre la sortie Vauhallan. » Mais pourquoi est-ce que cette blonde continue à se marrer comme ça ?
« Ah, c’est la prochaine sortie, c’est ça ? »
« Oui, mais ça vous empêche pas de regarder autour de vous à l’intersection. » Et elle continue à sourire, mais qu’est-ce qu’on m’a fichu comme demeurée ?
« Vous savez, une fois j’étais sur cette route en voiture avec des amis, tout était gelé, la voiture a fait des tête-à-queue et on a fini dans les champs.
Ah bah si elle a eu des modèles pareils, ça explique beaucoup de chose ! En tout cas elle doit avoir vécu un sacré traumatisme sur cette route parce que ...

« Mademoiselle ! Vous avez dépassé l’intersection ! Dépêchez-vous de faire une marche arrière, parce que vous êtes en plein milieu de la route et vous bloquez tout le monde !
Mais arrêtez-vous, là, vous voyez bien que des gens arrivent en face et qu’ils ont la priorité !
Mais décalez-vous, mademoiselle, vous allez rentrer dans la voiture stationnée à droite !
Mais pourquoi est-ce que vous partez à gauche ? Je viens de vous dire que la route était à double sens de circulation !
Bon, il faut adapter votre vitesse, là, vous allez beaucoup trop lentement, vous gênez les autres ! »

Une bonne cinquantaine d’heures (et je ne sais même pas combien d’euros) pour en arriver là ...

Soit, comme le prétend ma prof (qui a dû faire un doctorat en psychologie tellement elle avait l’air sûre d’elle là-dessus), j’ai vécu un traumatisme terrible dans mon enfance et je fais un blocage insurmontable qui m’empêchera à jamais d’être un minimum capable de tenir un volant.
Soit le système de ces profs à deux balles qui se font payer une fortune pour nous ruiner (le moral) a un petit défaut quelque part.

En tout cas, c’est reparti pour un tour. Foutu permis.

jeudi 29 juillet 2010

Historia

Parce qu’en la matière, je ne m’intéresse pas seulement au XVIIIème siècle. N’en déplaise à l’éventail rococo qui décore mon bureau.

Je n’ai jamais vraiment réussi à me décider pour une époque en particulier, en fait. Par exemple dès que je commence à m’enflammer pour le Second-Empire, un petit détour par Versailles me replonge dans une folle fascination pour Louis XIV – et en particulier ses maîtresses, sujets inépuisables de ragots, reliques et romans. Et puis dans le même coup je me découvre une curiosité pour la Rome antique (la faute à qui, on se le demande), avant de revenir fidèlement à mon grand amour de la Renaissance.

Chaque époque, chaque roi, chaque siècle a son lot d’anecdotes inutiles et géniales qui donnent envie de passer sa nuit plongée dans une encyclopédie. Les fins de dynastie, tenez, ça s’achève toujours sur trois frères. Les trois fils de Philippe le Bel – Louis X le Hutin, Philippe V, Charles IV – pour les Capétiens. Les trois fils d’Henri II – François II époux de Mary Stuart, Charles IX et sa Saint-Barthélemy, Henri III assassiné – pour les Valois. Et enfin Louis XVI, Louis XVIII et Charles X pour les Bourbons. Curieux comme l’Histoire se répète.

Curieux aussi comme elle se mélange, pour traverser les frontières des royaumes. Tous ces cousins qui s’épousent entre eux, ces Reine Victoria ou ces Napoléon qui marient leur nombreuse famille à toutes les têtes couronnées d’Europe. Assez malsain. Pourtant la plupart de ces mariages à moitié consanguins n’ont pas donné d’enfant particulièrement monstrueux. Après, c’est plutôt du côté de leur destin que ça se gâte. Prenez Sissi, Napoléon (encore lui), ou Marie-Antoinette : globalement, ça s’est mal terminé.

Et la question du jour, c’est donc pourquoi je vous parle de tout ça. Quand on se penche sur la vieille Histoire, on a un peu le pouvoir de faire revivre les morts, de faire ressurgir les ombres du passé comme s’ils vivaient toujours dans une réalité parallèle ; des acteurs dévoués, qui joueraient et rejoueraient le rôle de leur propre vie chaque fois qu’un descendant de leurs fidèles sujets s’intéresse à eux. On entend encore les parquets craquer, le tintement des cristaux d’un lustre, les chuchotements poudrés des conversations et des secrets d’Etat.
Des petits riens, certes. Mais à quoi ressemblerait aujourd’hui sans eux ?

mardi 27 juillet 2010

Juillet à Paris

En juillet à Paris, que fait-on ?
On bosse. VDM. VDM ?
En même temps, il faut avouer que rester à Paris tout l’été quand on n’a rien à faire, c’est pas forcément beaucoup plus glamour. On aurait pu aussi partir au bout du monde, mais avant d’avoir bossé ça reste parfois difficile d’en trouver les moyens. La solution, ça reste de s’arranger pour bosser dans un domaine un tantinet exotique et qui sent bon le sable chaud. Le patrimoine subaquatique haïtien, par exemple – un concept comme un autre.

En juillet à Paris, que fait-on ?
On remise son manteau d’hiver (encore en vigueur au mois de mai, rappelons-le tout de même) pour le remplacer par des sandales et autres micro-shorts. Enfin pas tout à fait non plus – on bosse, tout de même (cf. paragraphe précédent).
Conséquence directe des micro-shorts susmentionnés, on mange des salades, on prend les escaliers et on se remet aux abdos. Il faut dire aussi qu’en dehors des salades, on trouve tous les prétextes du monde pour aller se bâfrer gaiement entre potes, entre ceux qui sont en vacances mais se réjouissent de voir qu’on a enfin quitté Jouy-en-Josas, et ceux qui bossent tout autant (voire plus) que nous et se réjouissent de retrouver des compagnons d’infortune. D’où cocktails, restaurants, et par conséquent abdos et escaliers. CQFD.

En juillet à Paris, que fait-on ?
On se coupe les cheveux, car il fait chaud. Même quand on n’aime pas DU TOUT se faire couper les cheveux, les coiffeurs ayant – c’est bien connu – une furieuse tendance à couper dix centimètres quand on en demande deux. Mais voilà, même si l’été rend nos boss indulgents et nous permet de gambader au bureau en sandales et jupettes, il fait quand même moult chaud sous trois kilos de cheveux. Raiponce, tu repasseras.

En juillet à Paris, que fait-on ?
Et puis voilà, on a soudainement des idées improbables, type écrire des articles toutes les semaines sur des sujets absurdes. La chaleur, sans doute, nous monte au cerveau.