Les mecs de mon lycée ont dû me ranger dans la catégorie « Sans intérêt » dès la 6ème et jusqu’à la fin de la prépa – en tout cas, aucun ne m’a accordé beaucoup d’attention. Moi, pas rancunière, je suis tombée follement amoureuse de quelques uns d’entre eux au fil des ans, que j’ai passé des mois à dévorer du regard sans jamais oser les approcher sérieusement.
Fru- fru- frustration ...
Puis, par un beau jour de fin d’été, vint la rentrée à HEC. Le WEI, etc., on connaît la suite.
Tout ça restait discret et très innocent, quoique grisant de nouveauté. Je suis tombée des nues le jour où l’on a commencé à me comparer à la so famous Olivia B., à la sulfureuse Marie-Algue D. et à la non moins scandaleuse Alice de Choppechouart dont les aventures avaient été plus médiatisées que les miennes. « Quoi ? Mais rien de commun entre nous ! » me disais-je.
Ô combien je me trompais.
Deux ans plus tard, en ce fatidique mois de novembre synonyme pour toujours de 3 Pas, de photos, de rumeurs et d’SV, je me dis que ma vision de l’existence a fait de sérieux loopings sur certains points. Aujourd’hui, je me rends compte que j’adore embrasser des jolis garçons, beaucoup, souvent, le même pendant des mois ou trois dans le même soir, et je peux l’avouer. En tout cas, j’ai découvert que je pouvais l’avouer sans avoir à rougir en ayant un peu honte et en me sentant jugée. Oui j’adore la lingerie, oui j’aime scandaliser les gens, oui je suis passée maître dans le déguisement de la pute ukrainienne, oui les bas résilles c’est bien plus drôle avec des trous, oui quand j’évoque mes choppes de la veille et que je précise qu’il y avait une de mes potes, ça veut bien dire UNE de mes potes.
Oui je suis célibataire et pour tromper l’angoisse atroce que ça me donne parfois, je profite des quelques avantages que ça me laisse encore. Parce qu’après deux semaines sans avoir personne à embrasser, c’est tragique, je déprime.
Je choppe donc je suis.
Fru- fru- frustration ...
Puis, par un beau jour de fin d’été, vint la rentrée à HEC. Le WEI, etc., on connaît la suite.
Tout ça restait discret et très innocent, quoique grisant de nouveauté. Je suis tombée des nues le jour où l’on a commencé à me comparer à la so famous Olivia B., à la sulfureuse Marie-Algue D. et à la non moins scandaleuse Alice de Choppechouart dont les aventures avaient été plus médiatisées que les miennes. « Quoi ? Mais rien de commun entre nous ! » me disais-je.
Ô combien je me trompais.
Deux ans plus tard, en ce fatidique mois de novembre synonyme pour toujours de 3 Pas, de photos, de rumeurs et d’SV, je me dis que ma vision de l’existence a fait de sérieux loopings sur certains points. Aujourd’hui, je me rends compte que j’adore embrasser des jolis garçons, beaucoup, souvent, le même pendant des mois ou trois dans le même soir, et je peux l’avouer. En tout cas, j’ai découvert que je pouvais l’avouer sans avoir à rougir en ayant un peu honte et en me sentant jugée. Oui j’adore la lingerie, oui j’aime scandaliser les gens, oui je suis passée maître dans le déguisement de la pute ukrainienne, oui les bas résilles c’est bien plus drôle avec des trous, oui quand j’évoque mes choppes de la veille et que je précise qu’il y avait une de mes potes, ça veut bien dire UNE de mes potes.
Oui je suis célibataire et pour tromper l’angoisse atroce que ça me donne parfois, je profite des quelques avantages que ça me laisse encore. Parce qu’après deux semaines sans avoir personne à embrasser, c’est tragique, je déprime.
Je choppe donc je suis.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire