mercredi 25 août 2010

Avoir envie d’écrire

Ecrire, c’est toute ma vie. Ça fait déjà de longues années que ça dure : des histoires trottent dans ma tête depuis bien longtemps, et j’ai commencé à prendre la plume pour de bon autour de mes 14 ans. Les premiers textes, franchement, c’était gentiment niais et plutôt mauvais ! Toujours assez drôle à relire quelques années plus tard ... Figurez-vous qu’à 14 ans, on a furieusement tendance à écrire comme une minette de 14 ans : des histoires d’amour à l’eau de rose entre une fille merveilleuse (idéalisation de l’auteur, évidemment) et un garçon parfait.

J’ai un peu changé de style, depuis – enfin j’espère. Mais il y a une chose qui demeure depuis tout ce temps : j’adore écrire. J’adore inventer des histoires, créer des personnages, les installer dans des décors de fou. Plus que tout, j’adore ces nuits passées sur mon clavier à sentir l’inspiration venir tellement vite que les idées se bousculent dans ma tête et que mes doigts (pourtant bien entraînés) n’arrivent pas à suivre pour taper tout ça assez vite. Un des sentiments les plus exaltants que je connaisse ! On en sort épuisée, ravie, fière et étonnée que ça soit arrivé. On rejette un œil à toutes ces notes un peu plus tard, et on s’émerveille que ces idées trop chouettes aient daigné passer par notre cerveau.

Autre chose : vous l’avez peut-être remarqué même dans les articles que j’écris ici, mais je n’arrive jamais vraiment à y dire quelque chose. À faire passer un message précis. En revanche, j’adore parler d’un sujet pendant des kilomètres de lignes. Les messages me laissent parfois de marbre, mais les mots ... Les mots sont merveilleux, de vrais bonbons pour une plume. Il y en a pour lesquels j’ai une affection toute particulière : alcôve, par exemple (et beaucoup de mots avec un accent circonflexe, d’ailleurs). Il faut le déguster, le faire durer, le prononcer en imaginant ce petit nid de soie et de taffetas rose ou bleu pâle blotti au creux d’un mur, avec une belle alanguie entre les draps. Alcôve. Ou encore cramoisi, ce mot auquel je ne peux pas penser sans avoir la sensation d’écraser une poignée de framboises. Et puis aussi circonvolutions, qui donne envie de faire du toboggan entre toutes ses courbes. Des mots magiques, je vous dis.

D’où mon adoration pour les histoires qui parlent des lueurs chatoyantes des lustres ou autres joyeusetés, et mon exécration pour tous les véhicules, les attestations, les délais d’ajournement ou je ne sais quoi de ministériel ou de républicain. Franchement, beurk.


Dans le prochain numéro : chanter, c’est toute ma vie.

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