Parce qu’en la matière, je ne m’intéresse pas seulement au XVIIIème siècle. N’en déplaise à l’éventail rococo qui décore mon bureau.
Je n’ai jamais vraiment réussi à me décider pour une époque en particulier, en fait. Par exemple dès que je commence à m’enflammer pour le Second-Empire, un petit détour par Versailles me replonge dans une folle fascination pour Louis XIV – et en particulier ses maîtresses, sujets inépuisables de ragots, reliques et romans. Et puis dans le même coup je me découvre une curiosité pour la Rome antique (la faute à qui, on se le demande), avant de revenir fidèlement à mon grand amour de la Renaissance.
Chaque époque, chaque roi, chaque siècle a son lot d’anecdotes inutiles et géniales qui donnent envie de passer sa nuit plongée dans une encyclopédie. Les fins de dynastie, tenez, ça s’achève toujours sur trois frères. Les trois fils de Philippe le Bel – Louis X le Hutin, Philippe V, Charles IV – pour les Capétiens. Les trois fils d’Henri II – François II époux de Mary Stuart, Charles IX et sa Saint-Barthélemy, Henri III assassiné – pour les Valois. Et enfin Louis XVI, Louis XVIII et Charles X pour les Bourbons. Curieux comme l’Histoire se répète.
Curieux aussi comme elle se mélange, pour traverser les frontières des royaumes. Tous ces cousins qui s’épousent entre eux, ces Reine Victoria ou ces Napoléon qui marient leur nombreuse famille à toutes les têtes couronnées d’Europe. Assez malsain. Pourtant la plupart de ces mariages à moitié consanguins n’ont pas donné d’enfant particulièrement monstrueux. Après, c’est plutôt du côté de leur destin que ça se gâte. Prenez Sissi, Napoléon (encore lui), ou Marie-Antoinette : globalement, ça s’est mal terminé.
Et la question du jour, c’est donc pourquoi je vous parle de tout ça. Quand on se penche sur la vieille Histoire, on a un peu le pouvoir de faire revivre les morts, de faire ressurgir les ombres du passé comme s’ils vivaient toujours dans une réalité parallèle ; des acteurs dévoués, qui joueraient et rejoueraient le rôle de leur propre vie chaque fois qu’un descendant de leurs fidèles sujets s’intéresse à eux. On entend encore les parquets craquer, le tintement des cristaux d’un lustre, les chuchotements poudrés des conversations et des secrets d’Etat.
Des petits riens, certes. Mais à quoi ressemblerait aujourd’hui sans eux ?
jeudi 29 juillet 2010
mardi 27 juillet 2010
Filtration
C’est une discussion qu’on a souvent eue, entre filles.
Et avec des garçons aussi, parfois – ça n’en est que plus instructif. C’est une discussion qui met mal à l’aise, souvent, et certains restent silencieux.
Cette discussion a toujours pour but de savoir si le sexe est un bon filtre à rencontres.
[Warning : ne tentez pas de reproduire cette conversation chez vous sans l’aide de plusieurs pintes de Carlsberg et paquets de Camel 100’s.]
Ode à mon visiteur nocturne
La nuit battait son plein, et la chaleur, mon sommeil. Innoncente de rêves, je roulais ma tête et mon corps dans une immensité rouge. Seuls conscients en moi étaient mes sens. Ce monde étouffant d'enfouissement me tenait indisponible à tes subtiles caresses, alors tu entrepris de m'en tirer.
Commença la sérénade enivrante. Je ne m'éveillai pas aux premières vibrations de ton jeu. Je guettai tout juste une présence familière, une note furtive et plaintive que peut-être déjà j'avais saisie auparavant.
Comme ta présence devenait plus stridente, Soupçon jeta son manteau et se montra Souvenir. Les yeux de mon âme te virent, mes bras frémirent à la mémoire de nos anciens ébats. Depuis plusieurs nuits, tu me visitais, hardi mais prudent. Cette fois, dans ton enthousiasme, tu m'effleuras. Touchée par les ailes de ton désir, je ne pouvais plus t'ignorer : j'ouvris les yeux.
Je me risquai à faire un peu de lumière, espérant voir enfin ta silouhette. Pourtant mes murs étaient tels qu'à l'accoutumée, et mon lit restait vide. Je t'attendis dans une patiente inquiétude. Je crus t'avoir mis en fuite et replongeai dans le sommeil.
Point ne tardas à m'y rejoindre. Par trois fois, nous fîmes cette danse, bercés ensemble par ta mélodie timide. Mais ton ombre même demeurait insaisissable. N'y tenant plus, je te découvris ma gorge et me laissai manger de baisers.
Douleur! Une fois rassasié, tu volas loin de moi, me laissant épuisée et souffrante. Pas un philtre, pas un onguent pour me soulager. Tu m'avais pris mon corps et laissé la monnaie des cruels.
Visiteur impudent, je me fais cette promesse : lorsque tu me réclameras ce soir, je saurai reconnaître ton chant, et te répondrai "Moustique, montre toi si tu es un homme!"
Commença la sérénade enivrante. Je ne m'éveillai pas aux premières vibrations de ton jeu. Je guettai tout juste une présence familière, une note furtive et plaintive que peut-être déjà j'avais saisie auparavant.
Comme ta présence devenait plus stridente, Soupçon jeta son manteau et se montra Souvenir. Les yeux de mon âme te virent, mes bras frémirent à la mémoire de nos anciens ébats. Depuis plusieurs nuits, tu me visitais, hardi mais prudent. Cette fois, dans ton enthousiasme, tu m'effleuras. Touchée par les ailes de ton désir, je ne pouvais plus t'ignorer : j'ouvris les yeux.
Je me risquai à faire un peu de lumière, espérant voir enfin ta silouhette. Pourtant mes murs étaient tels qu'à l'accoutumée, et mon lit restait vide. Je t'attendis dans une patiente inquiétude. Je crus t'avoir mis en fuite et replongeai dans le sommeil.
Point ne tardas à m'y rejoindre. Par trois fois, nous fîmes cette danse, bercés ensemble par ta mélodie timide. Mais ton ombre même demeurait insaisissable. N'y tenant plus, je te découvris ma gorge et me laissai manger de baisers.
Douleur! Une fois rassasié, tu volas loin de moi, me laissant épuisée et souffrante. Pas un philtre, pas un onguent pour me soulager. Tu m'avais pris mon corps et laissé la monnaie des cruels.
Visiteur impudent, je me fais cette promesse : lorsque tu me réclameras ce soir, je saurai reconnaître ton chant, et te répondrai "Moustique, montre toi si tu es un homme!"
Juillet à Paris
En juillet à Paris, que fait-on ?
On bosse. VDM. VDM ?
En même temps, il faut avouer que rester à Paris tout l’été quand on n’a rien à faire, c’est pas forcément beaucoup plus glamour. On aurait pu aussi partir au bout du monde, mais avant d’avoir bossé ça reste parfois difficile d’en trouver les moyens. La solution, ça reste de s’arranger pour bosser dans un domaine un tantinet exotique et qui sent bon le sable chaud. Le patrimoine subaquatique haïtien, par exemple – un concept comme un autre.
En juillet à Paris, que fait-on ?
On remise son manteau d’hiver (encore en vigueur au mois de mai, rappelons-le tout de même) pour le remplacer par des sandales et autres micro-shorts. Enfin pas tout à fait non plus – on bosse, tout de même (cf. paragraphe précédent).
Conséquence directe des micro-shorts susmentionnés, on mange des salades, on prend les escaliers et on se remet aux abdos. Il faut dire aussi qu’en dehors des salades, on trouve tous les prétextes du monde pour aller se bâfrer gaiement entre potes, entre ceux qui sont en vacances mais se réjouissent de voir qu’on a enfin quitté Jouy-en-Josas, et ceux qui bossent tout autant (voire plus) que nous et se réjouissent de retrouver des compagnons d’infortune. D’où cocktails, restaurants, et par conséquent abdos et escaliers. CQFD.
En juillet à Paris, que fait-on ?
On se coupe les cheveux, car il fait chaud. Même quand on n’aime pas DU TOUT se faire couper les cheveux, les coiffeurs ayant – c’est bien connu – une furieuse tendance à couper dix centimètres quand on en demande deux. Mais voilà, même si l’été rend nos boss indulgents et nous permet de gambader au bureau en sandales et jupettes, il fait quand même moult chaud sous trois kilos de cheveux. Raiponce, tu repasseras.
En juillet à Paris, que fait-on ?
Et puis voilà, on a soudainement des idées improbables, type écrire des articles toutes les semaines sur des sujets absurdes. La chaleur, sans doute, nous monte au cerveau.
On bosse. VDM. VDM ?
En même temps, il faut avouer que rester à Paris tout l’été quand on n’a rien à faire, c’est pas forcément beaucoup plus glamour. On aurait pu aussi partir au bout du monde, mais avant d’avoir bossé ça reste parfois difficile d’en trouver les moyens. La solution, ça reste de s’arranger pour bosser dans un domaine un tantinet exotique et qui sent bon le sable chaud. Le patrimoine subaquatique haïtien, par exemple – un concept comme un autre.
En juillet à Paris, que fait-on ?
On remise son manteau d’hiver (encore en vigueur au mois de mai, rappelons-le tout de même) pour le remplacer par des sandales et autres micro-shorts. Enfin pas tout à fait non plus – on bosse, tout de même (cf. paragraphe précédent).
Conséquence directe des micro-shorts susmentionnés, on mange des salades, on prend les escaliers et on se remet aux abdos. Il faut dire aussi qu’en dehors des salades, on trouve tous les prétextes du monde pour aller se bâfrer gaiement entre potes, entre ceux qui sont en vacances mais se réjouissent de voir qu’on a enfin quitté Jouy-en-Josas, et ceux qui bossent tout autant (voire plus) que nous et se réjouissent de retrouver des compagnons d’infortune. D’où cocktails, restaurants, et par conséquent abdos et escaliers. CQFD.
En juillet à Paris, que fait-on ?
On se coupe les cheveux, car il fait chaud. Même quand on n’aime pas DU TOUT se faire couper les cheveux, les coiffeurs ayant – c’est bien connu – une furieuse tendance à couper dix centimètres quand on en demande deux. Mais voilà, même si l’été rend nos boss indulgents et nous permet de gambader au bureau en sandales et jupettes, il fait quand même moult chaud sous trois kilos de cheveux. Raiponce, tu repasseras.
En juillet à Paris, que fait-on ?
Et puis voilà, on a soudainement des idées improbables, type écrire des articles toutes les semaines sur des sujets absurdes. La chaleur, sans doute, nous monte au cerveau.
Non, sérieusement?
Dans ma vie, récemment, beaucoup de gens se sont mis à travailler. Vous aussi? Alors vous avez peut-être remarqué...
Il n'y a pas si longtemps, "travailler", dans mon vocabulaire, c'était une activité. Vous savez bien, ce truc qui prend du temps dans la journée et qui fatigue terriblement (alors qu'on n'a pas décollé de sa chaise). Un peu comme le sport, il paraît que ça permet de rester en bonne santé. Il paraît même qu'il y en a qui aiment ça. Et puis de toute façon, c'est une manière comme une autre d'occuper son temps libre, puisqu'il paraît qu'on en a beaucoup trop...
Eh bien, non, plus maintenant. Il ne s'agit plus seulement de la manière d'occuper des heures. Maintenant, "travailler", c'est un mode de vie, voire même un statut. Un peu comme le mariage. "Quoi de neuf dans ma vie? Ben, je travaille! T'es pas au courant?" "J'ai plus de vie à moi, depuis que je travaille!" "Ah non, je peux plus répondre à mes mails, tu comprends, je travaille!" Comme si au travail, on faisait autre chose que de répondre à des mails, mais passons.
En fait, je trouve qu'on se prend tous vachement au sérieux. Surtout moi. Parce que, vous l'aurez compris, ces phrases-là, c'est de moi. Je me suis mise à parler avec emphase de "mon bureau", "mon salaire", "mes tailleurs" (les fringues, ils vaut toujours mieux les avoir au pluriel), et quand j'ai pu me plaindre de "mes horaires" et "mes patrons" (ça par contre...), j'ai senti l'entourloupe. On m'avait fait croire qu'il ne s'agissait que d'une petite douzaine d'heures par jour où je serai indisponible pour boire des bières dans la piscine. La vérité vraie, c'est que 24 heures par jour, j'ai un patron et un bureau rue de C. et, 2.4 jours par mois, un salaire sur le compte n°*********.
Et comme tout ce qui m'appartient, c'est très important et ça mérite qu'on en parle deux heures tous les samedi soir. Et même, il paraît que ça intéresse les gens de savoir ça... La preuve? Recensez les quatre ou cinq premières questions qu'on vous posera la prochaine fois que vous direz "Oui, moi, je travaille!"...
En somme, c'est plutôt une bonne nouvelle pour tous les gens de mon espèce : on n'est plus les seuls à se prendre au sérieux, tout le monde peut jouer avec nous! Il suffit d'envoyer un CV à l'adresse suivante : lafindumondeen2012jpeuxpas@jetravaille.com
Il n'y a pas si longtemps, "travailler", dans mon vocabulaire, c'était une activité. Vous savez bien, ce truc qui prend du temps dans la journée et qui fatigue terriblement (alors qu'on n'a pas décollé de sa chaise). Un peu comme le sport, il paraît que ça permet de rester en bonne santé. Il paraît même qu'il y en a qui aiment ça. Et puis de toute façon, c'est une manière comme une autre d'occuper son temps libre, puisqu'il paraît qu'on en a beaucoup trop...
Eh bien, non, plus maintenant. Il ne s'agit plus seulement de la manière d'occuper des heures. Maintenant, "travailler", c'est un mode de vie, voire même un statut. Un peu comme le mariage. "Quoi de neuf dans ma vie? Ben, je travaille! T'es pas au courant?" "J'ai plus de vie à moi, depuis que je travaille!" "Ah non, je peux plus répondre à mes mails, tu comprends, je travaille!" Comme si au travail, on faisait autre chose que de répondre à des mails, mais passons.
En fait, je trouve qu'on se prend tous vachement au sérieux. Surtout moi. Parce que, vous l'aurez compris, ces phrases-là, c'est de moi. Je me suis mise à parler avec emphase de "mon bureau", "mon salaire", "mes tailleurs" (les fringues, ils vaut toujours mieux les avoir au pluriel), et quand j'ai pu me plaindre de "mes horaires" et "mes patrons" (ça par contre...), j'ai senti l'entourloupe. On m'avait fait croire qu'il ne s'agissait que d'une petite douzaine d'heures par jour où je serai indisponible pour boire des bières dans la piscine. La vérité vraie, c'est que 24 heures par jour, j'ai un patron et un bureau rue de C. et, 2.4 jours par mois, un salaire sur le compte n°*********.
Et comme tout ce qui m'appartient, c'est très important et ça mérite qu'on en parle deux heures tous les samedi soir. Et même, il paraît que ça intéresse les gens de savoir ça... La preuve? Recensez les quatre ou cinq premières questions qu'on vous posera la prochaine fois que vous direz "Oui, moi, je travaille!"...
En somme, c'est plutôt une bonne nouvelle pour tous les gens de mon espèce : on n'est plus les seuls à se prendre au sérieux, tout le monde peut jouer avec nous! Il suffit d'envoyer un CV à l'adresse suivante : lafindumondeen2012jpeuxpas@jetravaille.com
Histoires de filles
J'ai du mal à croire en l'amitié féminine, pour être franche.
Ça piaille, ça radote, ça ragote, ça râle, ça trahit, ça expie, ça pardonne, ça redéconne... Mais, de facto, ça existe - un peu - dépendant des jours et des humeurs. Et c'est assez inexplicable.
Et là, on est cinq.
Astre, la jolie blonde plutôt rêveuse, férue d'histoire du XVIIIème et de déguisements irréels.
Scarlett, la jolie blonde-brune-rousse plutôt penseuse, férue de littérature latine dans le texte et de séries de nanas.
Shaolin, la jolie brune-blonde-brune reflets auburn plutôt active, férue de code civil et de piercings.
Lo, la jolie brune long-court-long plutôt artiste, férue de poledance/manucure et de photographie.
Dam, la jolie brune aux cheveux courts, plutôt paresseuse, férue de littérature française et de chaussures.
A vrai dire, c'est un peu réducteur, car...
Lo aime aussi les chaussures. Scarlett aime aussi le code civil. Astre aime aussi les manucures. Shaolin aime aussi les déguisements. Dam aime aussi les piercings. Astre aime aussi les séries de nanas. Shaolin aime aussi les chaussures. Lo aime aussi les déguisements. Scarlett aime aussi les piercings. Dam aime aussi les déguisements. Astre aime aussi les chaussures. Lo aime aussi les séries de nanas. Scarlett aime aussi la littérature. Shaolin aime aussi les manucures. Dam aime aussi la photographie.
Et toutes, on aime s'exprimer...
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