C’est une discussion qu’on a souvent eue, entre filles.
Et avec des garçons aussi, parfois – ça n’en est que plus instructif. C’est une discussion qui met mal à l’aise, souvent, et certains restent silencieux.
Cette discussion a toujours pour but de savoir si le sexe est un bon filtre à rencontres.
[Warning : ne tentez pas de reproduire cette conversation chez vous sans l’aide de plusieurs pintes de Carlsberg et paquets de Camel 100’s.]
Je m’explique : il s’agit de comprendre dans quelle mesure coucher avec un garçon permettrait de savoir si c’est un chic type ou pas.
Il y a deux réponses à cette question – et nous nous glisserons dans la situation où la femme se pose cette question-là, pour des raisons de simplicité de mise en scène.
La première réponse est simple, c’est la plus évidente et plus nécessaire. Coucher avec quelqu’un permet de le voir réagir envers nous : s’il est correct, s’il ne considère rien comme dû, s’il prête attention à nous. C’est là que se situe le respect le plus basique.
Mais le vrai élément, la véritable ambition de ce filtre du sexe est plus subtile : coucher avec quelqu’un, c’est observer sa réaction à lui sur votre façon à vous de coucher. Ca s’applique surtout si vous êtes une de ces filles bien dans vos pompes et plutôt intéressées par le plaisir, sous le plus grand nombre de ses formes. Il s’agit là de le regarder vous regarder coucher.
Qui n’a jamais entendu « Coucher le premier soir ? Ce n’est pas digne d’une fille avec qui je sortirais. », ou « Cette fille fait des trucs trop cheloux, c’est une p***. »… Vous voyez déjà où je veux en venir. Pour ma part, je considère qu’en sexe et en amour, tout est possible, dans les limites du consentement et du plaisir, et tout est acceptable si c’est pour contribuer au plaisir. Alors, la logique de la Mère et la Putain…
Donc, le regarder vous regarder coucher, et le regarder vous juger – ou non. Il suffit de retourner l’argument, et ça devient limpide : le sexe est un excellent filtre à rencontre, car c’est certain, jamais je ne pourrai tomber amoureuse d’un type qui mépriserait les filles qui sucent le premier soir. Jamais je ne sortirai avec quelqu’un qui ne sortirait pas avec quelqu’un qui a des pratiques bizarres.
Et vous savez déjà ce qu’il y a de pire : même si le type désapprouvera haut et fort plus tard, sur le moment, il vous laissera faire, passque bon… Il faut en profiter.
Cette dichotomie Mère/Putain me sidère et m’attriste, et cette logique « je couche avec cette fille, mais quelle s*****, je n’en ferai jamais ma femme » est vraiment limite. Sans vouloir finir mon post sur un relent de féminisme, c’est une manière de penser dont il faudrait songer à se débarrasser, aujourd’hui, les garçons.
Mais du coup, c’est donc là que le sexe joue son filtre : même dans une sélection de mecs bien, on trouve une frange de types odieux et misogynes au lit ; d’autres sont tout simplement effrayés par la fille qui aime le plaisir. Ce n’est pas quelque chose qui se découvre autour d’une bière. Et s’il y en a un, dans la sélection, qui aime le sexe comme je l’aime, et qui aime que j’aime le sexe comme il l’aime… alors ça suffira.
Pour les autres, au pire, j’aurai joui.
La surprise peut amener différentes réactions, si un couple est destiné à perdurer, l'important n'est pas, pour moi, la première fois, mais les fois qui suivent. C'est à ce moment que tu vois si le/la partenaire est prêt(e) à changer, ne serait-ce qu'un peu, pour toi.
RépondreSupprimerAprès tout, un couple n'est il pas la somme des bizarrerie de deux êtres ? (ou trois selon ;) )