Pourquoi, depuis 10 jours, je suis une potiche.
Je ne vous raconterai pas quand j'essaye de communiquer en chinois avec des Chinois, vous vous doutez que c'est un échec. Je vous parlerai d'abord de mon échec de l'anglais.
Je pense immanquablement en français. Parler une autre langue - je ne parle pas d'autre langue que l'anglais - retient de manière drastique ma pensée, et la confine à mon vocabulaire sans relief. Comment avoir de l'esprit, lorsque ce que l'on cherche à exprimer ne rentre pas dans le cadre des mots que l'on connait ? L'anglais que j'utilise est courant, pratique, mais sans modulations, sans tonalités. Sans nuances.
Or, en passant la majorité de mon temps à parler anglais, mon esprit cherche à gagner du temps, et à exprimer ses pensées directement en anglais - pour ne pas avoir à les traduire au moment de parler.
Bien sûr, ça ressemble à une intention louable. Mais cela m'empêche de penser tout ce que j'aimerais penser - faute de mots.
Voilà comment, à l'usage, au lieu d'avoir un problème de vocabulaire, j'ai un problème d'esprit. Au lieu de passer pour quelqu'un qui ne parle pas bien anglais, je passe pour une gourde.
Et puis, il y a autre chose, qui n'est pas facile à exprimer de manière juste. C'est quelque chose que je précise parce que la situation a vraiment pris des proportions étonnantes.
Je plais aux Chinois. Beaucoup. Mon visage pâle et ma petite taille doivent me faire rentrer, ici, dans la catégorie des bombes sexuelles. Tous les jours, on m'arrête dans la rue pour me dire que je suis très belle, que je suis la femme de leur vie. J'ai même vu un mec me suivre jusque devant ma porte, et trembler d'émotion en me suppliant de discuter avec lui 5 minutes. Et ça marche aussi avec les Chinoises - qui sont plus polies, heureusement. Très étonnant...
Donc, compilons mon nouveau statut d'icone des jeunes avec le fait que je n'exprime en anglais que des banalités d'un enfant de 10 ans dès que je prends la parole. En fait, depuis que je suis arrivée en Chine, je suis devenue une jolie potiche. Une putain de jolie potiche.
Plus que 5 mois à tenir.
Je ne vous raconterai pas quand j'essaye de communiquer en chinois avec des Chinois, vous vous doutez que c'est un échec. Je vous parlerai d'abord de mon échec de l'anglais.
Je pense immanquablement en français. Parler une autre langue - je ne parle pas d'autre langue que l'anglais - retient de manière drastique ma pensée, et la confine à mon vocabulaire sans relief. Comment avoir de l'esprit, lorsque ce que l'on cherche à exprimer ne rentre pas dans le cadre des mots que l'on connait ? L'anglais que j'utilise est courant, pratique, mais sans modulations, sans tonalités. Sans nuances.
Or, en passant la majorité de mon temps à parler anglais, mon esprit cherche à gagner du temps, et à exprimer ses pensées directement en anglais - pour ne pas avoir à les traduire au moment de parler.
Bien sûr, ça ressemble à une intention louable. Mais cela m'empêche de penser tout ce que j'aimerais penser - faute de mots.
Voilà comment, à l'usage, au lieu d'avoir un problème de vocabulaire, j'ai un problème d'esprit. Au lieu de passer pour quelqu'un qui ne parle pas bien anglais, je passe pour une gourde.
Et puis, il y a autre chose, qui n'est pas facile à exprimer de manière juste. C'est quelque chose que je précise parce que la situation a vraiment pris des proportions étonnantes.
Je plais aux Chinois. Beaucoup. Mon visage pâle et ma petite taille doivent me faire rentrer, ici, dans la catégorie des bombes sexuelles. Tous les jours, on m'arrête dans la rue pour me dire que je suis très belle, que je suis la femme de leur vie. J'ai même vu un mec me suivre jusque devant ma porte, et trembler d'émotion en me suppliant de discuter avec lui 5 minutes. Et ça marche aussi avec les Chinoises - qui sont plus polies, heureusement. Très étonnant...
Donc, compilons mon nouveau statut d'icone des jeunes avec le fait que je n'exprime en anglais que des banalités d'un enfant de 10 ans dès que je prends la parole. En fait, depuis que je suis arrivée en Chine, je suis devenue une jolie potiche. Une putain de jolie potiche.
Plus que 5 mois à tenir.
