Je voulais écrire sur quelque chose de léger, et puis je suis tombée sur cet article, parlant du déni de grossesse et des bébés congelés. Affreuse dénomination pour un phénomène affreux, incompris. On y parle de Véronique Courjault, cette mère de famille condamnée, et aussi de la jeune femme de 26 ans dont a un retrouvé un bébé, congelé, il y a deux jours.
On y parle de femmes qui se retrouvent dans une situation qui ne les arrange pas : une grossesse, et qui décident, inconsciemment, de ne pas en prendre conscience.
Pas besoin d'être dans une grande misère sociale ou affective ; il suffit de se sortir tout ça de la tête, définitivement, retirer cela de son esprit. Aussi simple, aussi bête.
Mais ce qui m'a profondément dérangée, c'est la description qu'en font les médecins (dans l'article en question, mais aussi ailleurs). Ce sont des femmes, disent-ils, qui procrastinent en permanence, au quotidien. Qui sont engluées dans le quotidien, qui ne voient que ce qu'elles veulent voir. Qui écartent de leur esprit ce qui les dérange - parce que c'est plus simple.
Ce qui m'a terrifiée quand je me suis penchée sur cette question, c'est que c'était une parfaite description de la manière dont je fonctionne.
Procrastiner sur de très longues durées, sur des choses graves, sur des relations sociales importantes. Des examens médicaux (1 an), une réponse pour le mariage d'amis (4 mois)... C'est que je vis au quotidien sans m'occuper des choses qui me dérangent ou me font peur. Parce que c'est plus simple. Et souvent, j'oublie, sincèrement, inconsciemment.
Jour après jour, la situation s'aggrave, et je ne trouve plus la force - passé un moment - pour prendre les choses en main si je ne l'ai pas fait dans les premiers jours. Alors je laisse traîner, jusqu'au moment où la réalité me force à remettre les pieds sur Terre, la plupart du temps lorsque le problème est déjà advenu.
Je ne dis pas que je puisse être capable, un jour, de tuer un bébé après 9 mois de déni de grossesse. Je dis seulement que je sais que c'est possible, et que je sais de quel caractère cela vient. Le même caractère que le mien.
On y parle de femmes qui se retrouvent dans une situation qui ne les arrange pas : une grossesse, et qui décident, inconsciemment, de ne pas en prendre conscience.
Pas besoin d'être dans une grande misère sociale ou affective ; il suffit de se sortir tout ça de la tête, définitivement, retirer cela de son esprit. Aussi simple, aussi bête.
Mais ce qui m'a profondément dérangée, c'est la description qu'en font les médecins (dans l'article en question, mais aussi ailleurs). Ce sont des femmes, disent-ils, qui procrastinent en permanence, au quotidien. Qui sont engluées dans le quotidien, qui ne voient que ce qu'elles veulent voir. Qui écartent de leur esprit ce qui les dérange - parce que c'est plus simple.
Ce qui m'a terrifiée quand je me suis penchée sur cette question, c'est que c'était une parfaite description de la manière dont je fonctionne.
Procrastiner sur de très longues durées, sur des choses graves, sur des relations sociales importantes. Des examens médicaux (1 an), une réponse pour le mariage d'amis (4 mois)... C'est que je vis au quotidien sans m'occuper des choses qui me dérangent ou me font peur. Parce que c'est plus simple. Et souvent, j'oublie, sincèrement, inconsciemment.
Jour après jour, la situation s'aggrave, et je ne trouve plus la force - passé un moment - pour prendre les choses en main si je ne l'ai pas fait dans les premiers jours. Alors je laisse traîner, jusqu'au moment où la réalité me force à remettre les pieds sur Terre, la plupart du temps lorsque le problème est déjà advenu.
Je ne dis pas que je puisse être capable, un jour, de tuer un bébé après 9 mois de déni de grossesse. Je dis seulement que je sais que c'est possible, et que je sais de quel caractère cela vient. Le même caractère que le mien.
Je comprends que ça te préoccupe, mais de la procrastination au bébé congelé il y a quand même un pas ... Non ?
RépondreSupprimerJuste, l'esprit est le même : mettre la tête dans le sable.
RépondreSupprimerEt ce que je veux dire avec ce post, c'est : je ne sais pas jusqu'où je peux enfoncer ma tête dans le sable. Assez loin.