On n'a qu'à s'en foutre, un peu, non ?
Ca me paraissait pas mal comme solution.
Et puis, j'ai regardé Sucker Punch.
L'homme qui partage ma vie m'avait convaincue de faire preuve d'un peu d'humour, et de regarder des meufs bonnes en minijupes mitrailler des dragons. (ça aurait pu marcher - rapport au fait que j'aime bien les meufs bonnes, quand même)
Sauf que des couettes blondes et un bout de nombril, les mecs, Britney l'avait fait il y a 10 ans.
Mais Sucker Punch n'est même pas un navet. C'est pire.
Intrigue (si tant est qu'on puisse appeler ça une intrigue) :
Une orpheline se fait emmener par son père dans un hôpital psychiatrique pour qu'ils la lobotomisent (ambiance glauque, pas très loin de Saw). Elle a 5 jours à patienter avant l'opération. Pour survivre, elle s'invente un monde où l'hôpital est un cabaret et ses potes sont des prostituées maltraitées (ambiance Chicago et Moulin Rouge). Là, elles survivent grâce à leurs talents de danseuses. Elles planifient leur évasion. D'ailleurs, pendant que l'héroïne danse, elles se retrouvent toutes ensemble dans un monde où elles combattent des dragons, des robots et/ou des Poilus allemands zombies (ambiance jeu vidéo).
Vous trouvez que mon résumé du scénario est pas très clair ? C'est pas clair dans le film non plus.
Ca a l'air stupide et misogyne ? Ca l'est dans le film aussi.
Ca vous choque de voir qu'on peut associer les codes du fantasme à des scènes d'humiliation, de menace de viol, de torture et de meurtre, tout en faisant passer ça pour de la rébellion féminine ?
Là, elle se fait attaquer par son père. Mais heureusement, au lieu de se rebeller dans la vraie vie, elle s'invente un autre monde. Un monde où elle est prostituée. C'est ça, la force de l'esprit de la femme.
Bref, au début, j'ai cru que j'allais m'endormir. Puis j'ai cru que j'allais mourir tellement l'esthétique est ridicule. Puis j'ai cru que j'allais vomir, tellement ce que les présupposés derrière l'intrigue et les personnages sont pervers et misogynes.
Puis j'ai su que je serais jamais un gros macho, et que je pourrai jamais m'en foutre, de la place de la femme, toussa.




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