Quelqu'un me disait récemment : "J'aime quand les hommes sont bien masculins, les femmes bien féminines, j'aime quand les êtres répondent à leur nature."
Ô comme cette phrase me donne envie de hurler...
Avant tout, difficile d'expliquer l'horreur que m'inspire l'idée de la nature binaire et des gens rangés dans des boîtes. Ici les hommes, bien masculins ; et là, les femmes bien jolies et élégantes ? Plutôt mourir. Je n'aime rien tant que les êtres complexes, inclassables, et dérangeants. Et par-dessus tout, les êtres androgynes, avec ce supplément fabuleux de mystère sexuel.
Et puis, surtout, cette idée folle de répondre à sa nature. C'est résolument déprimant.
Je ne peux pas me passer de l'idée de pouvoir se construire. Je veux pouvoir me faire, telle que je me vois, telle que je me ressens, telle que je veux être. L'existence avant l'essence, comme disait l'autre ; moi, je crache sur ma nature.
Il y a quinze ans, j'étais peureuse, solitaire, complexée, inexistante. Mes seuls souvenirs du CP sont d'avoir marché seule autour du poteau pendant toute la récré, toute l'année, et qu'un jour, un grand du CE2 m'avait mis du poil à gratter dans le cou. Qui a réellement envie de répondre à cette nature-là?
J'ai craché. J'ai décidé d'être celle qui mettrait du poil à gratter dans le cou du monde entier. Etude. Vie sociale. Paillettes, chapeaux et pochettes.
Maitriser son physique est encore plus enivrant.
Rouge à lèvre. Talons hauts. Cheveux courts. Bouclés. Lisses. Blonds, roux, bruns. Extensions. Lentilles de couleurs. UV. Piercings. Tatouages. Chirurgie esthétique. Se transformer. Se construire. (Relisez le tatouage de Shaolin)
Pourquoi, nom d'une pipe, pourquoi s'en priver ?
Avoir la possibilité de se construire, de se créer - non pas comme Dame Nature nous a faits, mais comme nous nous voyons - est une chance immense. Un véritable supplément d'âme.
Répondre à sa nature, oui, mais avec insolence.
Ô comme cette phrase me donne envie de hurler...
Avant tout, difficile d'expliquer l'horreur que m'inspire l'idée de la nature binaire et des gens rangés dans des boîtes. Ici les hommes, bien masculins ; et là, les femmes bien jolies et élégantes ? Plutôt mourir. Je n'aime rien tant que les êtres complexes, inclassables, et dérangeants. Et par-dessus tout, les êtres androgynes, avec ce supplément fabuleux de mystère sexuel.
Et puis, surtout, cette idée folle de répondre à sa nature. C'est résolument déprimant.
Je ne peux pas me passer de l'idée de pouvoir se construire. Je veux pouvoir me faire, telle que je me vois, telle que je me ressens, telle que je veux être. L'existence avant l'essence, comme disait l'autre ; moi, je crache sur ma nature.
Il y a quinze ans, j'étais peureuse, solitaire, complexée, inexistante. Mes seuls souvenirs du CP sont d'avoir marché seule autour du poteau pendant toute la récré, toute l'année, et qu'un jour, un grand du CE2 m'avait mis du poil à gratter dans le cou. Qui a réellement envie de répondre à cette nature-là?
J'ai craché. J'ai décidé d'être celle qui mettrait du poil à gratter dans le cou du monde entier. Etude. Vie sociale. Paillettes, chapeaux et pochettes.
Maitriser son physique est encore plus enivrant.
Rouge à lèvre. Talons hauts. Cheveux courts. Bouclés. Lisses. Blonds, roux, bruns. Extensions. Lentilles de couleurs. UV. Piercings. Tatouages. Chirurgie esthétique. Se transformer. Se construire. (Relisez le tatouage de Shaolin)
Pourquoi, nom d'une pipe, pourquoi s'en priver ?
Avoir la possibilité de se construire, de se créer - non pas comme Dame Nature nous a faits, mais comme nous nous voyons - est une chance immense. Un véritable supplément d'âme.
Répondre à sa nature, oui, mais avec insolence.
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